26 novembre : Granada, à la découverte du Nicaragua...

Après quelques heures de bus depuis Tegucigalpa, nous sommes arrivés à la frontière pour le Honduras où l'employé du bus nous a pris nos passeports à tous. Bizarre, un passage de frontière où nous n'avons même pas besoin de montrer nos têtes ! C'est une première celle-là. Donc après quelques minutes d'attente, il est revenu avec nos passeports et nous sommes partis en direction de la frontière du Nicaragua. Celle-ci est très lente, et on donne même l'argent pour l'entrée du pays à l'employé qui nous demande 15 dollars chacun. Bon on avait lu 10 mais ça a peut-être augmenté... Ou pas, on pense surtout qu'il s'est pris 5 dollars par tête puisque de toute façon il s'occupe de tout pendant qu'on passe à la douane. Une douane tout aussi particulière car des gamins veulent absolument aider tout le monde pour de l'argent, et en dernier recours ils nous regardent en nous disant "donne moi un dollar". Bon bien sûr c'est demandé tellement gentiment que nous déclinerons, on préfère leur donner des sucettes.
Le passage à la douane se passe très vite. Le mec en a tellement marre qu'il ne regarde même pas nos sacs et récupère juste les déclarations.  S'ensuit une attente trèèèès longue pour remonter dans le bus. Quelques touristes ont un souci (surement qu'ils ont dépassé le temps imparti dans les pays) et ensuite ce sont nos passeports que l'on attend. Finalement tout le monde le récupère mais bizarrement, nous n'avons aucun tampon du Nicaragua. On demande au cas où et on nous dit que c'est normal. Surement que vu qu'on a 90 jours du Guatemala jusqu'au Nicaragua, seul un tampon d'entrée et de sortie compte. Enfin on verra bien à la sortie ce qui se passera, on s'attend à des surprises ! Bref, encore au moins 5h pour arriver jusqu'à Managua, de nuit, dans un quartier pas très sûr. Nous n'avons pas envie de rester dans cette ville mal réputée mais quand on demande au taxi de nous emmener au bus pour Granada, il refuse. Pas envie maintenant sinon c'est 150 cordobas (4,5euros) donc plus cher... Ok merci, on va donc se trouver un hôtel juste à côté et l'on tombe chez un mec lunatique qui un coup donne des conseils à Lilian, un coup l'engeule presque parce qu'il ne parle pas espagnol... Nous sommes vraiment très bien reçus par les Nicas !
La chambre n'est pas top, et autour il n'y a rien pour manger, sauf un resto rapide de poulet frit (comme d'hab). On s'en contentera et vite on va se coucher. Les chambres sont collées et il n'y a pas vraiment de murs alors on apprécie la télé à fond à 4h du matin de notre voisin... De toute façon depuis le début on est choqués par l'irrespect des gens dans les hôtels, alors on garde notre calme.

Le lendemain on s'en va direction Granada, plus petite ville et nettement plus sûre. On prend un minibus plus rapide, mais qui nous fait payer pour nos sacs. C'est un peu la galère ici car nous sommes souvent obligés de prendre un taxi pour se déplacer à cause de nos gros sacs.
Bien arrivés à Granada on se met à la recherche d'un hôtel et on tombe de haut. Nous pensions que le Nicaragua était le pays le moins cher d'Amérique Centrale mais alors pas du tout. Et en plus c'est la haute saison. Nous payons plus cher qu'au Guatemala, pour des chambres sans salle de bain. On nous annonce 15 ou 20 dollars et ça nous fait un peu peur pour la suite. Finalement nous avons trouvé un hôtel, dans une immense maison coloniale (Esfinge) à laquelle on accède en traversant le marché. Toute une expédition à chaque fois. La chambre est très bien mais les puces de lits sont de retour... On dormira donc lumière allumée et avec une barrière de produit à moustiques. Les jours suivants elles avaient disparu.

À la découverte de Granada, on découvre une ville coloniale comme on en a souvent vu, mais celle-ci est surement l'une des plus belles. L'appareil photo est toujours dans nos mains et on prend chaque coin de rue, ses maisons colorées, les églises orange, jaunes, on ne s'en lasse pas. Depuis le clocher de l'église on peut même dominer les toits de la ville.
Une journée à flâner dans les rues et à prendre des photos, jusqu'à ce que l'on tombe sur l'agence de Leotours. En regardant quelques photos d'excursions sans pour autant vouloir en faire une, Leo commence à nous parler et on lui dit qu'on veut louer un canoë pour les Isletas. Ce sont des dizaines de petites îles qui entourent la ville, se situant sur le lac Nicaragua et l'excursion en bateau est très répandue. Donc Leo, nous parle de son histoire, son voyage en Europe, la façon dont il a eu cette agence alors qu'il a commencé dans la rue avec 2 vélos... On le trouve sympa, 25 dollars pour le canoë pendant 4h ça nous parait pas mal. Sauf que quand il a rédigé le ticket, il a précisé que c'était par personne ! Un canoë qu'on paye par personne, on n'a jamais vu ça. Après réflexion, on se dit qu'au Nicaragua finalement, tout ce qui est touristique est cher, et qu'on va devoir sortir les dollars. Mais nous ne regrettons pas.
A 8 h, Leo nous retrouve devant l'agence pour nous accompagner à vélo jusqu'au quai. Il nous prête des vélos pour l'aller-retour, nous les laisse gratuitement pour l'après-midi et avant de partir en canoë nous donne couteau et fruits frais pour la matinée. Super-cool ce Léo (mais on paye quand même 40 euros pour un canoë !). Nous voilà partis ensuite pour 4h de balade au milieu des îles. Notre objectif était l'île des singes, mais nous n'avions aucune idée d'où elle était. Heureusement au bout d'1h30, nous sommes tombés dessus par hasard. L'île est minuscule et nous n'avons pas intérêt à trop nous approcher car leur but est de sauter dans notre embarcation. On s'est fait quelques frayeurs d'ailleurs mais ils n'ont jamais réussi. Les bateaux de touristes se succèdent et nous décidons de nous arrêter pour se baigner un peu et déguster nos fruits. On se prendrait presque pour des Robinson Crusoe.
Mais il est déjà l'heure de rentrer et on prend notre temps, on écoute la nature, on approche les
oiseaux... Une belle matinée qui s'achève et qui marque la fin de Granada car nous partons le lendemain à Masaya, pour son volcan et les pueblos blancos qui l'entourent...

 
 



29 novembre : Les cratères du volcan Masaya et les pueblos blancos...

Masaya n'est pas une ville intéressante, on s'en est vite rendu compte en arrivant. Et pourtant, on paye toujours aussi cher pour dormir. Enfin notre chambre est plutôt pas mal au Madera's Inn et les gens sympas. Le seul souci, et c'est le même partout : chaque personne qui a une agence de tours, ne nous donne pas de vraies infos. Cette fois-ci nous voulions savoir comment aller au volcan tout seul. Car l'avantage du volcan Masaya, est qu'il est accessible directement par la route. On peut se faire déposer au pied du cratère sans problème. Donc voilà un moyen de faire des économies et de ne pas faire le tour à 30 dollars par personne. Bon bien sûr le tour de nuit avec un guide est pas mal car on part dans les sentiers interdits sans guides, et on peut voir la lave jaillir dans le noir. Mais bon, on a quand même décidé de se débrouiller pour cette fois.

Partis assez tôt, nous avons pris un taxi pour se rendre au terminal de bus. Finalement après discussion, le prix était plutôt intéressant (6 euros) pour se rendre directement au volcan, donc nous avons continué notre chemin avec Joshua notre chauffeur. Arrivés devant le site à 8h30, nous avons dû attendre l'ouverture (nous n'avions pas vérifié mais le site n'ouvre qu'à 9 h). Joshua a attendu avec nous sans problème et en lisant toutes les informations du volcan, nous avons appris qu'un service de transport aller-retour avait lieu pour 1,50 euro chacun... Bon on ne sait pas si ce service existe vraiment et nous n'avons pas tellement perdu en prenant notre taxi. Nous voilà donc après quelques minutes de montée en voiture, à côté du cratère. Alicia ne se rend pas tout de suite compte qu'elle est à côté d'un volcan en activité et le cherche... Finalement "ah oui voilà la fumée !" et c'est un gros trou expirant du soufre que l'on découvre. Impressionnant ! Nous ne pouvons pas explorer tous les sentiers, manque de sécurité mais déjà longer le cratère Santiago (le principal) nous permet de prendre des dizaines de photos ! Ensuite, histoire de ne pas repartir tout de suite, on se balade un peu, on va à la rencontre du second cratère sous la végétation celui-ci. Nous revenons respirer un peu de soufre pour les dernières photos pendant que les cars de touristes arrivent (beaucoup de Français !). Après 2 h, il est temps de quitter les lieux et nous redescendons cette fois à pied les 6 km (c'est plus facile en descente !). On rencontre quelques oiseaux inconnus et on longe les pierres volcaniques qui se trouvent tout le long du chemin. Hop on chope un bus sur la route et on rentre à la ville.
Pas beaucoup de choses à faire à Masaya, et pas beaucoup de choses à manger. À part le midi où toutes les gargotes sont ouverte sur la place centrale, on ne peut pas manger grand- chose. Heureusement nous sommes tombés sur un bar-restaurant plutôt sympa et avec une déco d'enfer (on vous laisse en juger sur la photo) et de bons repas pour pas cher. C'est aussi à Masaya qu'Alicia a mangé le pire Mexicain de toute sa vie.

Deuxième jour dans la ville, départ encore tôt pour le mirador du village Catarina. Ce mirador est connu pour sa vue sur la laguna d'Apoyo, un lac dans un cratère. Une fois arrivés là-bas après Bus et tuc-tuc, nous sommes émerveillés par la vue. Le lac, le ciel bleu, un volcan sur la droite... On s'est posé un peu avant de repartir pour les pueblos blancos, les villages alentour connus pour l'artisanat. En arrivant au village San Juan d'Oriente, on ne sait pas trop ce qu'on fait là. Rien à voir, rien à faire, on repart aussitôt sauf qu'il est 11h30 et qu'on a encore l'après-midi à tuer. Un tuc-tuc nous aborde pour aller jusqu'à la laguna d'Apoyo, pour manger et se baigner, ce n'est pas une mauvaise idée. On y va avec lui après petite négociation et il nous dit qu'il n'y aura pas de soucis pour remonter, les taxis sont fréquents pour Masaya. On discute avec lui tout en descendant jusqu'à la lagune. Il nous pose dans un petit resto en bord de mer, avec hamacs pour se reposer après manger. Le temps a changé malheureusement et il fait très nuageux. Pas de baignade donc. Alicia trempe juste un peu ses bras car apparemment l'eau est riche en minéraux et donc thérapeutique... Peut-être que l'eczema va disparaitre ! Pour l'instant pas de changement... Après cette petite escapade, nous décidons de rentrer mais là, pas de taxis, pas de voitures, pas de tuc tuc.. Nous décidons de monter un peu à pied jusqu'à qu'une voiture arrive et s'arrête lorsque nous levons le pouce. En fait c'est un taxi, mais alors dans quel pétrin nous nous sommes fourrés en montant dedans ! Les deux passagers du taxi avec des bières à la main nous crient de monter avec eux pour retourner à la route, le chauffeur à l'air au bout du rouleau et quand on demande le prix de la course, pas de réponse. Finalement, nous parlons avec Miguel et Daniel, les passagers complètement bourrés. C'est un exercice compliqué que de comprendre deux personnes qui parlent espagnols, en hurlant, l'un à Alicia, l'autre à Lilian. Daniel connaît un peu le français, l'anglais et desfois s'y perd un peu. Miguel ne parle que l'espagnol, mais voudrait apprendre d'autres langues, aucune chance qu'il y arrive, on a essayé en vain. Il nous dit qu'il peint des toiles psychédéliques après s'être drogué probablement ! Ils nous invitent même à boire une bière avec eux. On rigole, on essaie de comprendre la plupart de leurs phrases et on les regarde saccager le bar avec bière et crachat par terre... Une après-midi comme on ne s'y attendait pas ! Le chauffeur est là aussi, et en fait c'est leur meilleur ami, mais il est sobre et semble ne plus en pouvoir de les attendre. C'est donc lui qui prend la décision de rentrer. On lui laisse un peu d'argent pour l'essence et on rentre après une après-midi riche en émotion. Une belle rencontre que ces trois Nicas !



 
 


06 décembre : Leon premier volet et Las Peñitas dont on voudrait ne jamais partir...
 
Après Masaya nous avions décidé d'aller jusqu'à Esteli dans le nord. Pas grand-chose à faire mais nous pensions avoir le temps. Finalement arrivés à Managua pour prendre le prochain bus, les projets ont changé pour partir directement à Leon même si c'était plus tôt que prévu. En fait nous attendions la fête du 8 décembre pour nous y rendre, car la "griteria" des 7 et 8 décembre vaut vraiment le coup dans cette ville. Donc après s'être fait un peu embobiner par les taxis à la sortie du bus, nous avons pris un minibus (on avait bien précisé au taxi qu'on voulait un gros bus mais bon ce n'est pas grave...) mais cette fois-ci sans payer pour les bagages. Après 1h30, nous arrivions dans un four, c'est-à-dire dans la ville de Leon. Une chaleur intense et il faut encore marcher un moment pour arriver au centre car le bus nous dépose dans un marché à 8 rues des hôtels. Il y a beaucoup d'auberges à Leon, mais toujours le même problème, 20 dollars pour une salle de bain partagée c'est une blague. Nous avons donc suivi notre guide pour atterrir dans un hôtel de famille "La Clinica" où la grand-mère est toujours devant la porte et la femme de ménage est adorable. L'hôtel est sommaire et la chambre minuscule mais nous avons une douche, un toilette et tout ça pour 10 euros. Malheureusement nous sommes tombés le week-end et les jeunes locaux prévoyaient de sortir et sont tombés sur cet hôtel eux aussi... Encore du bruit, toujours du bruit. On ne parle même pas des perroquets qui chantent (ou plutôt crient) toute la journée. Et la chaleur dans la chambre est insoutenable, on ouvre même la porte pour laisser entrer l'air. Se balader dans la ville pour la découvrir est tout aussi difficile. Le soleil donne mal à la tête et nous fatigue. Chaque coin d'ombre est une aubaine. Mais c'est une jolie ville, avec toujours autant d'églises.
Le parque central est encore une fois magnifique avec la façade vieillie de son église.

Mais nous avons décidé dès le lendemain de partir pour la plage, car la chaleur on n'en peut plus ! Départ donc pour las peñitas après une marche d'au moins 30 min avec nos sacs sur le dos pour rejoindre le terminal de bus.
Enfin après une heure d'attente assis dans le bus à observer la vie du marché, nous sommes enfin partis pour la plage. Las Peñitas est un petit village de pêcheurs dont nous avons eu du mal à partir. Nous avons choisi une auberge tenue par Sandrine, une Française, et son fils Carlos. Auberge qui apparaît dans notre guide et qu'on voit un peu partout sur les brochures. "La Barca de Oro, là où le temps s'arrête", c'est ce qu'on lit un peu partout. Et nous sommes bien d'accord ! Partis pour 3 nuits, nous y sommes restés 4 puis 5 nuits, obligés de partir pour faire le volcan Telica sinon nous y serions surement encore !
Mais notre séjour n'a pas été sans complication. Nous avons d'ailleurs testé toutes les chambres possibles durant nos 5 jours. En grande partie à cause des chauves-souris ! Nous avons en effet écopé d'un toit où les chauves-souris avaient élu domicile... La première nuit, à part quelques bruits, pas de soucis. Mais la deuxième, nous avons tenté un système d'ultra son pour les faire fuir qui les a surtout excité et qui a empêché de dormir Alicia toute la nuit. Une nuit passée à lancer sa tong au plafond pour qu'enfin elles arrêtent de piailler ! Donc la 3e nuit, nous avons testé la cabaña écologique tout en bambou et toilette écolo (une expérience intéressante !) le temps de chasser nos amies.
Notre séjour à la Barca nous a permis de rencontrer des gens géniaux tels que la famille d'anciens lyonnais : Sandrine, Marc et Margot leur fille qui repèrent les lieux pour nous inviter dans quelques années dans leur maison Nica. Mais aussi Marko qui travaillera ici pendant plusieurs mois pour proposer des activités aux vacanciers, et les employés de la Barca pour la plupart, toujours souriants. Quelques jours à ne rien faire d'autre que manger les plats copieux de l'hôtel, dormir dans les hamacs, et jouer au billard, aux fléchettes, à la pétanque...
Lilian a pu perfectionner sa technique de surf pendant qu'Alicia devait regarder aussi souvent que possible. Quelle difficulté pour le faire sortir de l'eau et le faire partir de ce petit paradis. Surtout après une soirée aussi inoubliable que notre "dernière" nuit (finalement nous ne partirons que la nuit suivante). Une soirée à base de Nica libre (rhum coca), de chant à la guitare et de rencontres impromptues jusqu'à 3h du matin où se mêlaient touristes et Nicas. Et une rencontre parisienne qui a d'ailleurs fait tomber notre si précieux appareil photo... Pour l'instant il survit ! Le reste de l'hôtel se souviendra longtemps de nos chansons à la guitare...
Le lendemain nous devions donc partir mais après réflexion, encore une nuit ce n'était pas si grave. Mais notre chambre était déjà réservée et on nous a gentiment demandé de partir... Heureusement Carlos nous a trouvé une solution, dormir dans le dortoir qui était vide pour le moment. De toute façon nous n'avions pas le choix.
Après ces 5 nuits, difficile de laisser nos nouveaux amis, Lilian est triste dans le bus mais il a bien fallu retourner à Leon pour le volcan et pour la fête du 7 décembre (l'immaculée conception) qui s'annonce inoubliable....


 
 

 
 
10 décembre: Que causa tanta alegria ?!!! Et l'expérience Telica...  
 
Toujours nostalgique de la Barca de oro, nous étions tristes de nous retrouver en ville, où il fait chaud et où l'on a fait le tour, mais arrivaient bientôt les 7 et 8 décembre. Notre but en arrivant au Nicaragua était de tomber à Leon le jour de l'immaculée conception. Cette fête est particulièrement fêtée ici mais nous ne savions pas du tout à quoi nous attendre. Et nous n'avons pas été déçus une seconde ! D'abord nous avons retrouvé la famille de la Barca : Karine, Margot et Marc, juste avant 18h, l'heure du départ d'on ne sait pas vraiment quoi...
Les grandes poupées typiques du pays sont en place devant l'église, on entend la messe depuis le parque centrale et la foule est présente. Quelques stands sont là avec chacun une vierge et sa décoration et des gens font la queue. En effet, durant cette soirée, plusieurs maisons érigent une vierge avec toute la décoration qui va avec (parfois c'est très impressionnant) et les habitants de la ville se présentent en criant "que causa tanta alegria" (qu'est-ce qui cause tant de joie ?). À la suite de cette phrase, l'habitant de la maison donne à tous un petit cadeau ou des bonbons. Pour notre part nous avons eu une boîte d'allumettes ! Certains se promènent ensuite avec des sacs remplis. On se croirait un peu à Halloween. Pour en revenir à la surprise de 18h. Tous devant l'église nous attendions l'heure prévue jusqu'à qu'un homme sonne la cloche (à la sueur de son front), puis que le prêtre crie "QUE CAUSA TANTA ALEGRIA ???". Et là tout s'est enchaîné.

Tout le monde a crié "Mariaaa", des lumières formant "Viva Maria" se sont éclairées, les feux d'artifices sont partis dans tous les sens, les poupées géantes se sont mises à tourner... Nous ne savions plus où regarder pendant une quinzaine de minutes ! Tout s'est arrêté et sur le côté, des hommes avec des espèces de caisses en bois lançant des feux d'artifice se sont mis à faire des tours à quelques mètres de nous. Lilian qui voulait filmer le spectacle a failli finir brûlé par un de ces feux qui tournait. Pied, t-shirt, nez, front, c'est le chemin qu'il a parcouru sur lui. Mais aucun bobo heureusement et ensuite nous nous sommes éloignés pour plus de sécurité ! C'est devenu un jeu pour les locaux qui s'approchaient avant de courir partout. Une soirée riche en émotion car après cette scène inoubliable, nous avons aussi dit aurevoir à la ptite famille Saoupizette !

Le lendemain, dimanche, les rues étaient désertes, et nous avons cherché une agence pour faire le volcan Telica. Aucune ne le faisant ce jour-là, et n'ayant pas assez de personnes pour baisser leur prix, nous avons dû attendre lundi. Le lundi donc nous avons enfin pu partir en excursion pour ce volcan. Nous voulions aussi faire le Cerro Negro, moins long à grimper mais la descente en luge sur la roche volcanique nous paraissait plutôt amusante. Mais le volcan Telica, c'est 3h30 de grimpette, pour arriver lors du coucher du soleil et monter sur le cratère pour découvrir la lave à l'intérieur. Un programme encore plus intéressant. Donc à notre arrivée à l'agence Sonati, 15 autres personnes attendaient déjà ! Hollandais, Québécois, Espagnols... tous ou presque vont camper sur le volcan et ont des sacs énormes. Nous avons abandonné l'idée de camper car la grimpette pendant 3h30 avec le matériel de camping et toute la nourriture dans le sac, c'était impossible !
Depuis l'agence, nous nous sommes tous rendus à pied jusqu'au terminal de bus. Après 25 minutes de bus en essayant d'oublier personne en descendant, nous avons commencé la marche. Un peu difficile car dans le sable, même si c'est plat, ça fatigue beaucoup plus. D'autant plus que notre groupe est très pressé, et nos guides n'ont pas pour projet de nous attendre... Même Lilian traine derrière avec Alicia tellement les autres courent devant. Après 1h de marche, on s'arrête enfin, puis quelques minutes après on s'arrête de nouveau pour manger. Ensuite c'est parti pour 40 min de marche en montée cette fois, un peu plus difficile et où Alicia a besoin de s'arrêter plus souvent. Cette fois-ci le guide, attend derrière. Finalement nous arrivons vite près du cratère et la marche est plus sur du plat qu'en montée. Enfin arrivés en haut, nous admirons les montagnes d'un côté, le cratère de l'autre avec le soleil couchant. Mais après quelques photos il faut se dépêcher car les autres doivent installer leur campement, pour qu'ensuite on se rende devant le coucher du soleil. Le vent et la pluie s'en mêlent mais nous avons réussi à avoir un bon moment devant cette vue magnifique. Mais les autres sont déjà repartis sur le cratère (merci à la guide de nous attendre !), et c'est de nuit qu'on y arrive. En regardant au fond du volcan, on découvre quelques points rouges et un bruit assourdissant que produit la lave. C'est la première fois qu'on aperçoit de la lave et nous ne sommes pas déçus. Juste un peu de ne pas pouvoir prendre de belles photos de ce qu'on voit. A peine le temps de profiter de l'endroit, que la guide est déjà redescendue avec le reste du groupe. Il fait nuit, la lampe d'Alicia ne fonctionne plus, et il faut redescendre dans les pierres sans tomber... Pas top les guides Sonati. Un couple de Canadiens s'est même perdu en suivant un autre groupe. Forcement, dans le noir total et sans un guide qui s'occupe de vous... Après un repas autour du feu et quelques Chamallows grillés, les 5 personnes dont nous, repartons pour la descente. On se demande comment va se passer le retour, après la pluie, et dans le noir. Au moment de repartir, les Canadiens réapparaissent et tout le monde est soulagé. Le retour a été compliqué, ça glisse, nous sommes fatigués et c'est aussi long qu'à l'aller. Mais arrivés au Van qui vient nous chercher, ce sont des bières fraîches et un feu de camp qui nous attendent. Un peu de repos après une longue journée (10h-22h tout de même !). Le lendemain, nous avions prévu de partir aux Corn Islands mais changement de plan, nous sommes finalement allés jusqu'au lac Ometepe, car le temps nous manque un peu...
 
 
 


15 décembre : Le rythme tranquille du lac Ometepe et un départ précipité...  
 
Après avoir réfléchi longuement, nous avons donc pris le chemin du lac d'Ometepe dont nous avions entendu le plus grand bien. Encore une fois, le bus qui devait nous laisser au ferry, nous laisse bien plus loin alors que nous avions demandé à tout le monde, même aux gens dans le bus, s'il se rendait bien directement là où nous voulions aller. On s'est donc retrouvés à négocier un taxi pour 5 minutes de route... Nous l'avons eu à l'usure après quelques minutes de négociation acharnées mais marrantes. Pile à temps pour prendre le ferry, nous sommes partis pour environ 1h de navigation. Juste avant la nuit, nous avons été alpagués par le jeune Robinson, et nous avons passé la nuit à Moyogalpa.
Frais le lendemain, nous avons pris le bus en direction de Charco Verde. Nous avons raté l'hôtel où nous avions prévu de nous arrêter mais étant donné qu'il n'y a rien aux alentours, s'arrêter à 200m plus loin c'est déjà bien. Donc avec nos sacs, nous avons fais marche arrière, pour ensuite marcher 10 minutes au milieu d'un chemin en forêt où l'on rencontre vaches et cochons. Nous sommes enfin arrivés à l'auberge, en rénovation, et donc la mauvaise surprise était le prix plus élevé que prévu. Pas le choix, on négocie un peu et on reste ici même si les hôtes ne savent pas trop y faire avec des clients. Personne ne s'occupe de nous et on a l'impression de gêner quand on veut manger quelque chose. Nous sommes vite partis en balade dans les alentours, en longeant la plage pour arriver à la réserve naturelle. Là se trouvaient quelques sentiers à travers la jungle, les singes, les marais, les oiseaux,... Et en prime une petite plage déserte face à l'un des volcans de l'île, pour se rafraichir un peu avant de repartir. En repartant on croise quelques singes qu'on pourrait presque toucher tellement ils restent près de nous.
Le lendemain, nous repartons pour un peu plus de civilisation mais au bord de la route depuis 30 minutes on désespère un peu de voir un bus... On voit quelques vaches se promener tranquillement sur la route mais pas beaucoup de voitures. Seulement des minibus qui se disent taxis et qui veulent nous faire payer le prix fort. Au bout d'un moment, un camion passe et nous propose de monter. On se croirait à ce moment-là dans Pékin Express. Les cheveux au vent et le stop comme on n'en a rarement fait. Ils nous déposent à environ 1km d'Altagracia et nous finissons à pied. Altagracia est une très petite ville mais il y a au moins quelques endroits pour manger et dormir.
À peine arrivés, nous partons pour Ojo de Agua, une piscine naturelle dans un cadre magnifique. Après quelques heures, nous décidons de partir pour la plage à 2,5km. Notre but étant en fait de voir passer le bus et de l'attraper en route. Finalement nous sommes arrivés jusqu'à la plage avant que le bus ne passe. Et après de longues minutes à attendre depuis la plage, nous ne l'avons jamais vu... La nuit est tombée et nous n'avions aucun moyen de rentrer. Les minibus taxis passent et nous proposent des prix un peu trop élevés mais 2h après avoir attendu, nous négocions avec l'un d'eux qui a l'air plutôt sympa et on rentre enfin à l'hôtel. Une bonne douche, et un barbecue de l'autre côté de la rue, avant d'apprendre une nouvelle qui nous obligera à prendre une décision importante.

Rentrer en France ou pas ? Finalement, après une nuit à chercher des billets d'avion que nous n'arrivions pas à acheter (merci les surprotections des banques qui nous obligent à avoir un téléphone en permanence), le lendemain nous avons réussi à trouver un avion depuis San Jose au Costa Rica, 2 jours plus tard. Nous voilà partis pour une course contre la montre. Un bus jusqu'au ferry, le ferry, un taxi pour la frontière où tout le monde veut nous vendre un bus pour San Jose car soi-disant passée la frontière, c'est impossible d'en avoir un... Comme d'habitude on décline, et on passe la frontière qui est un peu compliquée et sous une pluie battante, c'est pire. Tout se fait à pied et si le côté sortie du Nicaragua est simple (d'ailleurs pas de problème même si nous n'avions pas de tampon d'entrée, tout est bien électronique), l'entrée au Costa Rica est plus longue. On nous demande un billet de retour (donc notre billet Panama-Colombie le 27 janvier tombe très bien !) et la dame nous donne seulement 10 jours dans le pays... On espère à ce moment-là qu'on n'aura pas de problème avec l'avion... On s'est arrêtés à Libéria pour dormir, ville du nord où on comprend que le Costa Rica nous coûtera plus cher. Nous arriverons finalement à temps pour notre avion et même si le retour n'est pas joyeux, nous avons au moins pu passer les fêtes en famille et faire quelques belles surprises à nos proches....


 
 





  
 
 
 



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